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BAFA
 
Quelles aides financières pour passer le BAFA ?
À quoi sert le BAFA ? Comment l’obtenir ? À qui s’adresser ? Combien coûte-t-il ? Pour en faire un métier ou, simplement, pour un job étudiant, le BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) peut vous ouvrir bien des portes dans l’animation. Dans son livre "BAFA mode d'emploi" aux éditions L'Étudiant, Olivier Monod nous donne de précieux conseils. Extraits.

Tout cumulé, une formation BAFA coûte entre 800 et 1.000 €. Bien que modique comparé à celui d’autres formations, ce prix peut être un frein pour certaines familles. Même si de nombreuses aides existent, le BAFA n’est pas une solution rapide pour trouver de l’argent (même le stage pratique n’est que rarement rémunéré).

À court terme, le BAFA n’est pas rentable
"J’avais 21 ans et j’étais indépendante financièrement, témoigne Céline. J’ai voulu passer le BAFA pour trouver un job dans l’animation. J’ai donc passé le stage théorique. Ensuite, j’ai trouvé un poste dans un centre d’accueil. La directrice avait été séduite par mes compétences musicales. Elle m’a donc embauchée. Je n’ai jamais passé le dernier stage parce que je ne pouvais pas me permettre de ne pas gagner d’argent pendant toute une semaine et de payer, en plus, le coût de la formation. J’avais trouvé quelques solutions de garde d’enfants qui me payaient bien, donc je n’ai pas donné suite. Concernant les aides, c’est vrai que je ne m’étais pas trop renseignée. Mais de toute manière, quand on est juste financièrement, il est vraiment difficile de sortir 400 € pour une semaine pendant laquelle on ne gagnera pas d’argent…"

BAFA : de nombreuses aides existent
De nombreuses structures proposent des aides pour passer le BAFA : les comités d’entreprises (CE), Les directions départementales, le Pôle emploi, la Caisse d’allocations familiales, les conseils généraux ou régionaux… Elles sont toutes soumises à la même question : vaut-il mieux aider plus de personnes en amont, quitte à donner de l’argent à des candidats qui n’iront pas au bout de la formation, ou est-il préférable de débloquer les aides à l’issue des formations, obligeant ainsi les candidats à sortir l’argent de leur poche ? Chaque organisme répond à cette question à sa manière. Ainsi, les aides sont versées avant le stage théorique, après le stage théorique ou encore après la fin de la formation.

Les aides publiques pour passer le BAFA
Comme toujours, il existe de nombreux guichets qui, sous réserve de remplir les critères, sont susceptibles de vous aider financièrement. La plupart des aides sont cumulables, mais aucune ne couvre ne serait-ce que la moitié du coût d’une formation.

La Caisse d’allocations familiales
La CAF est généreuse, elle verse ses aides sans conditions de ressources ni d’âge. Toutefois, elle n’accorde son aide qu’au moment du stage d’approfondissement, et celle-ci est de l’ordre de 100 €. Les stagiaires choisissant un approfondissement "accueil de la petite enfance" profitent d’une aide un peu plus importante que les autres.

Les bourses ministérielles
L’État accorde des bourses jeunesse et sports aux jeunes animateurs. Pour les obtenir, il faut s’adresser aux services déconcentrés de l’État (comme la direction départementale de la cohésion sociale du Calvados ou la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de la région PACA). Les conditions d’obtention sont dépendantes des ressources personnelles des candidats. Ces bourses s’élèvent à 180 € et sont accordées à environ 10.000 personnes chaque année.

Le conseil général
Il n’y a pas de vérité dans ce domaine. Chaque département fixe ses propres règles. Parfois, il existe des conditions d’âge ou de revenus. Le montant des aides varie souvent entre 150 et 200 €. Toutefois, certains départements versent leurs aides en 2 parties : une lors du stage théorique et l’autre lors de la 3ème étape.

La mairie
Les mairies emploient souvent des animateurs BAFA dans leurs centres d’accueil municipaux. Aussi, beaucoup d’entre elles proposent de payer le BAFA à des jeunes sous forme d’avance sur salaire. La mairie prend à son compte une partie du coût de la formation, en échange de quoi, le stagiaire s’engage à travailler un certain temps pour la municipalité.

Le Pôle emploi
Même si le BAFA n’est pas officiellement une formation professionnalisante, beaucoup d’annonces d’embauches s’adressent aux titulaires de ce brevet. Le coût de la formation n’étant pas exorbitant, le Pôle emploi la prend en charge sous réserve de remplir des conditions assez strictes. Il faut en discuter avec un conseiller Pôle emploi.

Les aides auxquelles on ne pense pas
Il n’y a pas que les deniers publics dans la vie ! En cherchant bien, autour de soi, il est possible de dénicher des sources de financement inédites. Pour éviter les dépenses d’énergie inutiles, voici quelques pistes à creuser.

Les Comités d’Entreprises
Dans les grandes entreprises, le CE organise très souvent des colonies l’été pour les enfants de leurs salariés. Après ce premier pas dans le milieu de l’animation, les entreprises ont poursuivi leurs efforts : elles profitent de cette proximité avec le milieu de l’animation pour payer aux enfants de leurs salariés leur formation BAFA.

Les banques
Oui, oui, les banques. Notamment celles qui se disent "proches des jeunes". Elles concrétisent cette posture par des coups de pouce aux "jeunes qui bougent". Concrètement, une banque peut vous aider de 2 manières : certaines accordent une aide de 50 €, ou plus, pendant que d’autres peuvent avancer l’argent nécessaire le temps que les autres aides tombent. Bref, un petit rendez-vous avec votre banquier peut se révéler payant.

Autre option : les avances sur salaire
Sur le modèle de ce que font les mairies, de nombreux organismes et certaines associations proposent à des jeunes de les embaucher bénévolement pour un certain nombre de jours en échange de quoi ils paient la formation. En fonction de la structure, le marché peut prendre des formes différentes. "Quand nous faisons cela, assure Florence, responsable dans un organisme de formation, notre but n’est pas de gagner de l’argent. Nous calculons combien de temps le jeune doit travailler pour rembourser sa formation et, après, il est embauché dans l’association."

Baptiste Perrin, membre de l’association l’Arche de Noé, adossée à la fondation l’Armée du salut propose un contrat très carré : "Nous payons le BAFA contre 15 mercredis travaillés dans notre centre d’accueil." Fabien est toujours parti en colonie avec le CE de l’entreprise de ses parents. Celles-ci étaient organisées par les CEMÉA (centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active) qui lui ont proposé un partenariat. "Je devais faire 5 colonies avec eux pour qu’ils me paient le BAFA. C’est une bonne manière de financer la formation, si on n’a pas les moyens à 17 ans."

Même si ces offres sont très intéressantes, il arrive que les stagiaires les refusent pour différentes raisons. "L’association avec laquelle j’ai passé mon stage pratique me propose de payer mon approfondissement, confie Marine. Mais je ne suis pas sûre d’accepter. Ils me demandent de choisir un approfondissement "Assistant sanitaire" car ils manquent d’animateurs formés et intéressés par ce domaine. Je ne sais pas si j’ai envie de m’enfermer dans cette spécialité-là tout de suite…"

Téa s’est vu proposer un arrangement par les CPCV (Comités protestants de colonies de vacances), mais elle a refusé. "J’en ai discuté avec mes parents. Il s’avère que nous avions les moyens de payer la formation, nous avons donc décidé de laisser les aides de l’église à des personnes qui en auraient plus besoin que nous." Quoi qu’il en soit, en cherchant bien, il est toujours possible de réduire considérablement le coût du BAFA.
 
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